Alerte aux forts séismes
  Le séisme du 11 juillet 1909 à Lambesc (Bouches-du-Rhône) causa la mort de 44 personnes.
Le séisme du 11 juillet 1909 à Lambesc (Bouches-du-Rhône) causa la mort de 44 personnes.


Les objectifs sont de détecter rapidement les forts séismes, de les localiser, d'en calculer la magnitude, et d'émettre une alerte afin d'informer les autorités.

Dans ce cadre, le Département analyse, surveillance, environnement, de la Direction des applications militaires doit :


Alerter la Sécurité Civile dans un délai de deux heures en cas de séisme de magnitude supérieure à 4 en France et dans les régions frontalières,

Contribuer à alerter le Conseil de l'Europe en cas de séisme de magnitude supérieure à 5 dans la région Euro-Méditerranéenne (cette activité est menée dans le cadre du CSEM :Centre Sismologique Euro-Méditerranéen),

Prévenir d'un risque de tsunami (raz-de-marée) consécutif à un fort séisme, en particulier dans le Pacifique.


Carte des séismes ayant provoqué une alerte en France de 2000 à 2010.
Carte des séismes ayant provoqué une alerte en France de 2000 à 2010.
 
Les principes
 

Le traitement des signaux des stations métropolitaines est automatique. L'énergie contenue dans le signal de chacune des stations est calculée en continu. Lorsque certains critères de dépassement de seuil sont atteints, dans une plage de temps compatible avec la durée de traversée du réseau par les ondes sismiques d'un séisme, le sismologue d'astreinte est alerté et une procédure de localisation automatique d'épicentre est lancée. Le sismologue valide et met en forme les résultats de ce traitement, au besoin après avoir procédé à des ajustements, et les transmet dans les 2 heures à la Sécurité Civile.


Dans le cadre de la région Euro-Méditerranéenne, les localisations automatiques calculées en temps quasi-réel par de nombreux organismes européens sont centralisées Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), organisme hébergé dans les locaux du CEA / Dam - Ile de France, à Bruyères-le-Châtel. La synthèse de ces localisations par le sismologue d'astreinte donne lieu à un résultat qui, en cas de dépassement de seuils prédéfinis (magnitude supérieure à 5 en Europe, à 6 sur les autres continents et à 7 ailleurs), est fourni au Conseil de l'Europe.


La détermination du risque de tsunami consécutif à un séisme très violent se fait de façon totalement automatique grâce à des stations sismiques équipées du logiciel embarqué TREMORS® (Tsunami Risk Evaluation through seismic MOment from a Real-time System). Le traitement des signaux enregistrés sur les trois composantes (Verticale, Nord-Sud et Est-Ouest) d'une même station fournit une estimation de la localisation et de la magnitude du séisme. Lorsque l'épicentre de l'événement générateur de tsunami est suffisamment éloigné des zones à risques, la différence entre le temps de propagation des ondes sismiques et celui de la vague créée devient suffisante, du fait de la différence de vitesse entre les deux phénomènes, pour permettre d'alerter les populations.
 
Les moyens
 
Le Réseau Sismique Numérique du CEA/DASE. Le signal de chaque station est retransmis par satellite vers Bruyères-le-Châtel en temps réel et en continu.
Le Réseau Sismique Numérique du CEA/DASE. Le signal de chaque station est retransmis par satellite vers Bruyères-le-Châtel en temps réel et en continu.


Le dispositif d'alerte est constitué de la façon suivante :


Le Réseau Sismique Numérique  (RSN), constitué de 40 stations dont les données sont transmises en temps réel au Centre National de Données de Bruyères-le-Châtel. Ce réseau fait l'objet d'une surveillance automatique susceptible de diffuser des alertes techniques en cas de défaillance des logiciels ou du système de transmission.


Les stations sismiques du  Réseau de Polynésie Française  dont 4 sont transmises en temps réel au laboratoire de Papeete, les autres étant interrogeables à distance.


Une dizaine de stations TREMORS® destinées à l'alerte tsunami.


Une équipe d'ingénieurs d'astreinte 24h/24, 365 jours/an : une douzaine de sismologues, trois ingénieurs informaticiens, une dizaine d'ingénieurs chargés du suivi et de la maintenance des réseaux. Ces personnels disposent de tous les moyens nécessaires à la maintenance des réseaux et au traitement des données (ordinateurs portables, liaisons télématiques numériques, véhicules, etc.).
 
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