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Capteurs et réseaux |
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Pour l'ensemble des éléments ou phénomènes
qu'il cherche à détecter et mesurer (événements sismiques, infrasons,
radionucléides), le Département analyse surveillance, environnement
du CEA a conçu et développé des moyens et techniques de pointe,
souvent uniques. Ce savoir-faire scientifique et technique est
recherché et reconnu, notamment dans le cadre du développement
du Système de surveillance international (SSI) du Traité d'interdiction
complète des essais nucléaires (Tice). |
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Détecter
les événements sismiques |
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Les ondes générées par un événement sismique
sont détectées et mesurées par des sismomètres. Les
stations sismiques du SSI
170 des 321 stations du SSI seront des stations sismiques. 50
d'entre-elles vont transmettre leurs enregistrements en continu et en temps réel,
ce sont les stations sismiques primaires (dont la station de
Tahiti). Les 120 autres (dont celles de Nouvelle Calédonie et
de Guyane), les stations sismiques secondaires, fourniront leurs
enregistrements sur requête.
Une station sismique peut comprendre plusieurs sismomètres. On en distingue 3 types : |
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les sismomètres " courte-période " (période des ondes enregistrées inférieure à 2 secondes)
principalement utilisés pour étudier la sismicité proche
et régionale et les ondes de volume de téléséismes, |
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Les sismomètres " longue-période " (période pouvant atteindre plusieurs centaines de secondes)
pour l'étude des ondes de surface et des ondes de volume
de forts séismes, |
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Les sismomètres " large-bande " pour
enregistrer dans une bande de 100s à 0,02s. Ces capteurs
sont en général moins sensibles que les capteurs courte
ou longue-période. |
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On les distingue également par la composante de l'onde capté. ainsi il existe :
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des sismomètres verticaux, qui captent la composante verticale des ondes sismiques, |
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des sismomètres horizontaux qui captent une des 2 composantes horizontales des ondes sismiques, |
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des sismomètres 3 composantes qui comportent 1 capteur vertical et 2 capteurs horizontaux sur le même bâti. |
Les stations
hydroacoustiques du SSI |
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Les stations hydroacoustiques sont
soit immergées, soit situées en bordure de côte. Elles détectent
toutes les ondes hydroacoustiques conduites par le canal Sofar. Bien connu
des sous-mariniers, ce canal à faible vitesse, situé, selon la latitude, entre quelques centaines
de mètres et 1200 m de profondeur, a la particularité
de bien guider les ondes dans la mer. |
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Les stations hydroacoustiques sont soit
composées d'hydrophones, soit d'une ou plusieurs stations sismiques
dites " onde T " situées proches de la côte, de préférence sur une
ou plusieurs îles. Les hydrophones sont sensibles aux ondes qui se propagent dans l'eau et en particulier celles engendrées par des tirs. Les stations sismiques ondes T utilisent les flancs abruptes d'une île comme récepteur d'ondes hydroacoustiques qui se convertissent en ondes sismiques.
11 stations hydroacoustiques sont prévues pour le SSI : 6 stations
équipées d'hydrophones (dont celle de Crozet) et 5 stations
sismiques (dont celle de Guadeloupe). |
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Détecter
les radionucléides |
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Les stations
de détection des radionucléides
2 types de stations existent pour la détection des radionucléides
dans l'air : |
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Principe : Un capteur aspire l'air ambiant
en permanence et l'achemine vers un filtre qui piège les radionucléides.
Ce filtre est ensuite prélevé et compacté afin d'optimiser la
détection des éléments par spectrométrie gamma. Ce type de station
de détection nécessite une intervention humaine et l'existence
d'un laboratoire d'analyses à proximité. |
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Principe : Ces stations, appelées Spalax sont
entièrement automatiques. L'air est prélevé, puis les éléments
tels que l'eau, l'oxygène, le dioxyde de carbone et le radon
sont éliminés pour ne garder que le xénon qui est ensuite concentré
pour pouvoir identifier par spectrométrie ses 4 isotopes radioactifs.
Les stations radionucléides
du SSI
Le SSI devra compter 80 stations de surveillance radionucléides,
réparties entre les deux technologies : aérosol et gaz. Le traité
prévoit l'installation de 6 stations radionucléides dans les
Dom-Tom : Tahiti, Guadeloupe, Réunion, Kerguelen, Guyane française
et Terre Adélie. |
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Détecter
les infrasons |
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Les ondes infrasonores sont mesurées
par un capteur de pression ultra sensible : le microbaromètre.
Les stations infrasonores
du SSI
Le système de surveillance international du Tice sera à terme
composé de 60 stations infrasonores.
Chacune d'elles est composée d'au moins 4 capteurs dont 3 espacés
aux sommets d'un triangle équilatéral de 1.5 à 3 km de côté, afin d'améliorer la détectabilité et d'en déduire la vitesse de propagation et la direction par traitement du signal.
Les capteurs mis en place dans le cadre du Tice ont une géométrie
un peu particulière. Les 4 arrivées d'air du baromètre sont
en général alimentées par des séries de 8 prises d'air. L'intérêt
de cette configuration est de réduire le niveau de bruit lié
au vent. On effectue ainsi une moyenne des flux d'air recueillis
ce qui modère l'effet des turbulences et permet de mieux récupérer
le signal utile.
Transmettre
les signaux des stations
L'ensemble des données des stations de surveillance est transmis
par satellite vers le Centre International de Données (CID) de Vienne (Autriche).
Dans le cas des stations de détection des radionucléides, les
résultats des analyses sont transmis toutes les 24h.
Une activité de recherche et
développement de pointe
Pour chaque technologie mise en œuvre les ingénieurs et techniciens
du Dase ont développé leurs propres réseaux de détection, des
capteurs fiables aux seuils de détection extrêmement bas.
Le capteur sismique ZM500 détecte des vitesses de déplacement du sol de l'ordre
du nanomètre par seconde, c'est-à-dire d'un milliardième de
mètre par seconde.
Le microbaromètre MB 2000, peut effectuer des mesures
acoustiques de très basse fréquence avec une précision de l'ordre
du millième de Pascal (Pa) soit 100 millièmes de millibars.
Quant à la station de détection de radionucléides Gaz Spalax,
elle a, au terme d'une campagne d'inter comparaison avec d'autres
détecteurs de ce type, été reconnue comme l'une des plus performantes
pour l'analyse des isotopes du xénon, notamment 133. |
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